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Directive européenne sur les plantes

26 septembre 2011 SUITE

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Madame, Monsieur,

Votre mobilisation massive au sujet de la directive THMPD (médicaments à base de plantes médicinales) a eu un premier résultat : les autorités européennes ont déclaré avoir compris qu'elles devaient faire des propositions concrètes pour limiter les ravages de leur directive !

Cette promesse a été faite lors d'une rencontre organisée à Bruxelles le 21 juin 2011 par la députée européenne Michèle Rivasi suite à notre pétition et aux nombreuses questions écrites posées par les parlementaires à la Commission Européenne grâce à vous.

L'événement, intitulé «Everything you want to know on the TRADITIONAL HERBAL MEDICINE PRODUCTS DIRECTIVE », a réuni 70 personnes et a offert une excellente occasion de remettre vos signatures à Andrej Ryz, directeur de la Direction Santé publique au sein de la DG Santé et consommateurs de la Commission Européenne.

Mais le bilan a été clair : pour l'instant, la situation est tout simplement catastrophique.

Anthony Humphrey, un des directeurs de l'agence européenne du médicament a reconnu lors de cette rencontre que, sur 1351 dossiers qui ont été déposés pour obtenir des médicaments traditionnels à base de plante depuis sept ans, l'administration européenne n'en a pour accepté que... 53 pour l'instant.

C'est bien simple : 87 % des dossiers examinés ont été refusés. Pire encore : concernant les dossiers déposés par la France, aucun n'a été accepté. Zéro. Rien. Nulla.

Le désastre que nous avions annoncé est donc en train de se produire, malheureusement.

Il faut ajouter à cela que la directive THMPD a créé un situation d'insécurité juridique maximale. Ainsi que nous l'avions annoncé, seuls les plus gros laboratoires pharmaceutiques, ceux qui emploient des bataillons d'avocats à plein-temps, sont équipés pour se mettre aux normes.

Dans les herboristeries artisanales en France, ou ce qu'il en reste, flotte un parfum de désespoir. Les grossistes sont en partie bloqués. Personne ne sait plus s'ils peut encore distribuer des plantes ou des préparations à base de plantes. Dans le doute, beaucoup préfèrent s'abstenir.

Et on constate un regain des descentes de la « Police de la santé », qui fait feu de tout bois pour engager des poursuites contre les herborisites, y compris pour « exercice illégal de la pharmacie ». Il est possible que ce soit lié au fait que l'Union Européenne ait déclaré que tous les remèdes à base de plantes, y compris ceux qui sont utilisés depuis des millénaires, ne peuvent plus être vendus sans « agrément ».

Au mois d'avril, alors que la Directive entrait pleinement en application, c'est la plus totale confusion qui s'était installée : les uns se sont alarmés ; les autres se sont voulus rassurants.

Mais tout le monde est tombé d'accord, aujourd'hui, sur le fait que, pour les petits acteurs, c'est le cercueil à plus ou moins long terme.

Nous avions accusé les grands laboratoires d'avoir fait le coup. Mais la réalité semble enore plus terre-à-terre : en fait, ainsi que l'a révélé la table-ronde organisée à Bruxelles, la vérité brute est que la Commission européenne ne connait rien aux médicaments traditionnels à base de plantes.

Elle ne savait pas que la fabrication et la distribution des remèdes médicinaux s'est toujours faite localement par des petits acteurs économiques - cueilleurs, producteurs, herboristes. Alors, sans s'en rendre compte, elle a fait un texte qui revenait à signer leur arrêt de mort.

Prochaine étape

Lors de la rencontre, les représentants de la Commission européenne ont déclaré qu'ils ne changeraient pas le texte d'eux-mêmes, mais les députés européens présents, en particulier la député française Michèle Rivasi, ont affirmé qu'ils se saisiraient du dossier pour faire changer la directive, devant le soulèvement populaire que nous avons causé.

Pour l'IPSN cela veut dire que nous devons continuer notre action auprès des députés européens pour qu'ils déposent des amendements destinés à améliorer le texte.

Il faudra aussi agir au niveau national. L'administration française doit clarifier ses positions de façon urgente ; qu'elle dise comment il faut comprendre le texte et ce que les professionnels de la santé sont en droit ou non de faire.

Enfin, chacun de nous peut agir sur le plan personnel.

D'abord en continuant à informer son entourage des dangers qui pèsent sur le droit de chacun de choisir sa médecine.

Ensuite en faisant mieux connaître les traitements naturels qui soignent vraiment. Car c'est après tout le meilleur argument en faveur des médecines naturelles.

Un bon moyen de le faire est de s'inscrire à un des nombreux services d'information gratuits qui existent aujourd'hui sur Internet, et qui vous informent des nouvelles découvertes de la màdecine naturelle. Il y a en particulier la lettre d'information de Jean-Marc Dupuis (pour vous inscrire, cliquer sur ce lien). Jean-Marc fait un travail essentiel pour nous soutenir en nous aidant à rédiger les articles sur le site, www.institut-protection-sante-naturelle.fr. Sa lettre d'information gratuite est une mine de renseignements utiles et passionnants. Il vous explique comment traiter les maladies les plus graves grâce aux nouveaux traitements naturels, validés par la recherche scientifique. Il vous suffit d'al ler sur cette page suivante et d'entrer votre adresse courriel.

Ce sera donc à l'IPSN d'exercer une vigilance constante sur ce que proposeront les députés européens, tout en maintenant une forte pression pour que nous obtenions un résultat tangible sur le terrain.

Bien à vous,

Augustin de Livois
Directeur


La Stevia, édulcorant surpuissant

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Longtemps interdite en Suisse et en Europe, la consommation de Stevia est maintenant partiellement autorisée et ne manque pas de séduire par sa douceur

Lila Rosso

On la trouvait déjà dans la composition de certains aliments: bonbons Ricola, chocolats Villars, Fanta «Still», thé Weight Watchers de la Coop. Elle débarque maintenant sur les tables sous forme liquide ou de poudre blanche pour sucrer thés, cafés, boissons chaudes ou tout autre met à adoucir. Autorisée depuis quelques mois en Suisse, la Stevia, ou plutôt ses extraits, peut désormais être achetée dans certains magasins bio, pour servir d'édulcorant naturel.
«Ka'à eirete», «la feuille au goût du miel», était déjà connue par les Indiens Guarani du Paraguay il y a plus de 2000 ans. Décrite pour la première fois par le botaniste espagnol James Steven, la plante fut baptisée à la fin du XIXe siècle par le médecin suisse Moisè Bertoni, Stevia rebaudiana bortoni en l'honneur du chimiste paraguayen Ovidio Rebaudi, qui réussit le premier à isoler les substances chimiques responsables de son goût sucré. Ces molécules, les rebaudiosides A et les stéviosides, ont un pouvoir sucrant 300 fois plus important que le sucre blanc. Comme édulcorant ou additif alimentaire, la plante est conseillée particulièrement aux gens souffrant de diabète et d'hypertension, en raison de ses capacités à baisser le taux de glucose dans le sang ainsi que la tension artérielle.
Largement utilisée dans les pays d'Amérique latine ainsi qu'en Chine et au Japon, la Stevia ainsi que ses extraits ont été interdits dans les denrées alimentaires en Europe et aux Etats-Unis jusqu'en juin 2008, car ils étaient soupçonnés d'avoir un impact délétère sur la reproduction humaine. Depuis lors, en Suisse, user sans autorisation de ses feuilles n'est possible que pour des tisanes, avec une dose maximale de 2% par rapport aux autres plantes. Pour toutes les nouvelles applications, les extraits de Stevia ne faisant pas encore partie de la liste des additifs autorisés, l'Office fédéral de la santé publique doit évaluer au cas par cas leur utilisation en tant qu'édulcorant.
Suite à de nouvelles études scientifiques, les experts en alimentaire du comité mixte Organisation mondiale de la santé/Food and Agriculture Organization ont autorisé une dose journalière de 4 milligrammes d'extraits par kilo de poids corporel, pour autant que ces extraits contiennent 95% de glycosides de stéviol, les molécules responsables du pouvoir sucrant. En effet, des substances moins pures pourraient inclure des éléments de la plante dont on connaît encore mal les effets sur l'organisme.
Vittorio Giusti, médecin nutritionniste et endocrinologue au CHUV, à Lausanne, précise que «si, a priori, il n'y a pas de problèmes pour les consommer en tant qu'édulcorant, il faut s'en méfier dans le traitement de l'hypertension et du diabète. En effet, pour ces applications, il faudrait alors en absorber une dose plus importante que la dose journalière autorisée».
Quant à la crainte que la Stevia puisse avoir un impact négatif sur la reproduction humaine, elle n'est pas totalement infondée. Vittorio Giusti: «La Stevia est aussi connue comme plante abortive dans les pays d'Amérique latine. Par précaution, les femmes enceintes devraient donc s'abstenir d'en consommer.»
Le professeur honoraire en phytochimie à l'Université de Genève Kurt Hostettmann, lui, se veut rassurant: «La consommation de la plante, sans problème depuis plus de trente ans en Asie et en Amérique latine, nous permet de prendre du recul par rapport à nos craintes et réticences.» Comme le rappelle le scientifique, «la Stevia n'est pas la seule plante au pouvoir sucrant. La réglisse l'est aussi, mais son utilisation n'est pas indiquée dans les cas d'hypertension. Quant à la thaumatine, une autre molécule avec un extraordinaire pouvoir sucrant - 3000 fois plus que le sucre -, qui provient du fruit du Katemfe en Afrique, elle fait l'objet d'un énorme intérêt commercial.»
Concernant la Stevia, les lobbies du sucre et des édulcorants ont d'ailleurs probablement contribué à ralentir la commercialisation de ses extraits en Europe et aux Etats Unis. Le marché a commencé à s'ouvrir depuis environ une année, lorsque les grands groupes Coca-cola et Pepsi ont obtenu l'autorisation d'utiliser la plante comme additif alimentaire.
Par rapport aux autres végétaux similaires, la Stevia présente certains avantages. Comme le précise Kurt Hostettmann, «ses composants sont stables à des fortes températures, dans des solutions acides et basiques, et relativement faciles à extraire. Cette opération peut se faire avec simplement de l'eau, ce qui permet d'éviter la présence de résidus de solvant dans la préparation finale.»
Un doux avenir est-il donc réservé aux extraits de Stevia? Sébastien Tubau pense que oui. Non sans intérêt puisqu'il en vend dans son magasin Espace Renaissance à Morges: «Les extraits de Stevia seront de plus en plus commercialisés, et pas seulement en poudre ou en liquide, mais aussi en tablettes. Ils constituent une vraie alternative naturelle à l'aspartame et aux autres édulcorants de synthèse.»
Largement cultivée au Brésil, en Chine, au Japon et au Chili, la Stevia peut aussi l'être en Suisse, «bien que ce soit une plante qui ne supporte pas le gel», précise Xavier Simonnet, chef de projet à Médiplant, centre de recherche sur les plantes médicinales et aromatiques, à Conthey. D'ailleurs, suspendues quelque temps, des études suisses «vont probablement reprendre ce printemps, explique-t-il. Elles auront pour but de sélectionner un type de Stevia le plus riche possible en molécules sucrantes, et peu sensible aux parasites végétaux.»


Sensation

Une vache arrière-arrière-arrière-grand-mère met au monde un veau en bonne santé

Renate a déjà 27 ans, un âge plus que vénérable pour une vache. Cette vieille dame du Simmental qui vit dans l'étable de la famille paysanne Bourgeon Aschwanden de Lauerz SZ vient de mettre au monde un veau en bonne santé. Une véritable sensation comme l'a écrit récemment le Bauernzeitung. Son propriétaire Paul Aschwanden n'en est pas peu fier, et il avance une explication sur ce qui a permis à sa vache d'atteindre un « âge biblique » : « Du mouvement, du plein air et des fourrages sains » n'ont pu que lui faire du bien. Prenons donc tous exemple sur Renate, car ce qui vaut pour les vaches n'est certainement pas faux pour les humains !
Bio Suisse et les BioConsommActeurs félicitent de tout coeur la famille Aschwanden d'avoir une ferme en si bonne santé !



« Bio et Sain »

Étude

Les produits bio sont plus sains

Nous le savions déjà : Les produits bio sont plus sains que les produits conventionnels. Cette conclusion est celle d'une étude qui contredit une étude récemment publiée en Angleterre qui n'avait pas trouvé de différences de qualité (mais cette étude a notamment "oublié" le problème des résidus des pesticides dans les produits conventionnels...).

Les produits bio contiennent en général nettement plus d'éléments nutritifs que ceux de l'agriculture conventionnelle, ont expliqué à Berlin le FiBL et l'organisation allemande de protection de la nature Deutsche Naturschutzring (DNR) lors de la publication de l'étude. Des analyses menées sur cinq ans ont permis aux chercheurs de prouver que les salades, les tomates, les pommes de terre ou les choux des paysans bio contiennent nettement plus de vitamines, de substances bioactives et d'antioxydants.

La cause principale de ces meilleures valeurs nutritives est la fumure organique pratiquée en bio, qui influence entre autres la concentration de substances qui renforcent les défenses naturelles des plantes. Dans le cas du lait, c'est l'alimentation des vaches avec des fourrages prairiaux qui modifie la composition du lait et qui fait que le lait bio convient mieux aux personnes qui ont des problèmes de cholestérol que le lait conventionnel.


Bourgeon dessus? Bio dedans!

Bâle, le 27 août 2009

Prise de position sur ce qui a été appelé «la merde bio» en Suisse allemande

«Bio-Bschiss?» («Tromperie Bio?»), ont cru bon de titrer certains médias en se référant au rap-port annuel 2008 du service argovien de la protection des consommateurs, qui avait adressé des réclamations à 17 entreprises (fermes, restaurants, transformateurs et commerces) sur 25. C'est beaucoup, mais il faut dire que les directives que la production et la transformation bio doivent satisfaire sont très pointues. Dans la plupart des cas - les autorités argoviennes en conviennent - il s'agit de lacunes insignifiantes. Seuls certains cas ont dû être sanctionnés ou amendés.

Le bio ayant du succès, il n'est pas étonnant que certains puissent avoir envie de s'en parer sans y avoir droit. Le fait est que «biologique» et «bio» sont protégés par la loi et ne peuvent être utilisés que si les dispositions de l'ordonnance fédérale sur l'agriculture biologique sont respectées. Dans les cas dont on parle ici, impossible de savoir s'il s'agit de fermes bio fédérales ou Bourgeon. Les fermes Bourgeon doivent en effet respecter en plus le Cahier des charges de Bio Suisse. Les denrées alimentaires Bourgeon et les entreprises qui les produisent sont très sérieusement contrôlées: il y a au moins une fois par année un contrôle approfondi effectué par un organisme de contrôle privé (p. ex. bio.inspecta) auquel se rajoutent les contrôles ordonnés par les autorités fédérales et cantonales. Le Bourgeon est donc garant d'une forte crédibilité.

Quelles étaient les lacunes?

C'est aussi un fait qu'il n'est pas rare que les contrôles débouchent sur des réclamations. Pourquoi? Les exi-gences du législateur (p. ex. l'ordonnance fédérale sur l'agriculture biologique ou celle sur les denrées alimen-taires) sont très strictes, touffues et pointues - et sans cesse modifiées et renforcées. Il est donc tout à fait possible que des entreprises qui travaillent de manière exemplaire présentent quelques lacunes sur certains points de détail. Dans le canton d'Argovie, il s'agissait en majorité d'erreurs dans la désignation - c.-à-d. l'étiquetage - des produits ou de références publicitaires au bio qui ne sont pas autorisées.

Grands besoins d'informations

Bio Suisse conseille et informe régulièrement ses producteurs agricoles et agroalimentaires sur les modifications des ordonnances, des réglementations et des directives du Bourgeon. Notre but est en effet que toutes les pres-criptions soient connues et respectées. Bio Suisse investit chaque année un demi-million de francs en formation et en information sous forme de conseils, d'articles, de fiches techniques et de formations. La prochaine fiche technique prévue est p. ex. un mémo sur les directives de déclaration et d'étiquetage des produits.

Application cohérente

Pour que les produits bio restent crédibles et que le marché bio puisse continuer de croître sainement, les très strictes directives en vigueur doivent être appliquées et contrôlées de manière cohérente. Il faut des règles com-préhensibles, des producteurs, transformateurs et commerçants bio soigneux et bien informés, des contrôles privés et étatiques sérieux, du conseil, de l'information - et des sanctions en cas d'infraction. Il est dans l'intérêt de Bio Suisse et du Bourgeon que tous ces processus fonctionnent bien.

Pour tout renseignement:
Jacqueline Forster-Zigerli, Responsable des relations publiques, 079 704 72 41



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