Faux bio et vrai scandale…

http://www.agirpourlenvironnement.org/blog/faux-bio-et-vrai-scandale-3366

SCANDALE DE LA FRAUDE – BIO SUISSE AGIT

« Les premières victimes d’actions criminelles sont les familles paysannes bio, les transformateurs et les commerçants qui s’investissent depuis des années consciencieusement et avec engagement pour l’agriculture biologique. La confiance établie avec beaucoup de travail est remise en question par une poignée d’imposteurs », souligne le Président de Bio Suisse Urs Brändli.

Début décembre, le soupçon a été rendu public que 700’000 tonnes de marchandises italiennes ont été frauduleusement commercialisées en bio. Une entreprise reconnue par Bio Suisse, Sunny Land, est aussi concernée. Bio Suisse a pris des mesures immédiates. « Il n’existe pour le moment encore aucune preuve concrète que de la marchandise soit parvenue en Suisse avec des documents falsifiés », explique Hans Ramseier, responsable de l’Assurance et du développement de la qualité. Depuis, Bio Suisse met tout en oeuvre pour obtenir des clarifications. Actuellement, quelques 100 tonnes de marchandises provenant de Sunny Land ont été bloquées à titre préventif et dans un premier temps pour trois mois par Bio Suisse et les autorités alimentaires empêchant toutes transformations futures. Les autorités décideront sur la base de connaissances précises si l’embargo sur ces produits pourrait éventuellement être levé. Il s’agit de tourteau de tournesol, de tourteau de soja, de blé fourrager et de blé à moudre. Pour le moment, toutes les analyses de résidus de pesticides se sont avérées négatives. Comme les produits ne présentent aucun risque pour la santé, Bio Suisse estime qu’il serait démesuré d’exiger des repreneurs finaux de retirer la marchandise déjà transformée.

Entre temps, des prises de position ont également été exigées d’autres exploitations reconnues en Italie et en Roumanie ainsi que des organismes de contrôles correspondants. Il ne sera possible de décider qu’une fois que les autorités italiennes auront informé officiellement sur les livraisons, les produits et les pays acheteurs concernés, sous quelles conditions la marchandise sous embargo pourrait cas échéant être débloquée. Le 3 janvier, Bio Suisse a pris position dans l’émission de la Télévision suisse Kassensturz.

Share

Les commentaires sont clos.